Phase 3 : L’eau
Une autre phase vraiment très importante.
Pour cette phase, il a fallut réfléchir à 2 points important:
- L’eau propre
- L’eau sale
Pour les eaux sales, il y a plusieurs possibilités:
Mais avant tout, il faut faire le distinguo entre eaux grises et eaux noires… Les habitués du camping-car le savent très bien. Les eaux noires sont les eaux des toilettes (et non pas de la toilette). Ceux sont donc les eaux des déjections humaines. Elles ne sont pas que liquide. Les eaux grises sont donc les eaux sales restantes (évier, douche, machine à laver…). Donc plusieurs options:
- Retraiter l’eau localement :
- Fosse septique
- Micro station
- Filtration simple ou complexe pour réutiliser l’eau
- Faire retraiter l’eau par le circuit classique du village
- Tout à l’égout
La fosse septique est un standard…
La micro station est un système qui consomme de l’électricité (hum hum…)
La filtration m’intéresse au vue de toute l’eau que l’on utilise… Mais pour le moment, je ne vais pas m’y attarder… Mais je pense qu’il y a de quoi faire…
Il faut quand même ne pas oublier la gestion des eaux noires… Ou alors, opter pour des toilettes sèches…
Ici, j’ai beaucoup de chance, lorsque le tout à l’égout a été installé, une réservation a été prévu pour le bâtiment… Ce qui fait que le terrain est quasi viabilisé… Une très bonne chose!
Et puis, si toilette et donc matière solide, il me semble important qu’il y ait un passage d’eau régulier dans le tuyau de tout à l’égout…
J’ai donc fait appelle à une société de TP (travaux publics), l’entreprise Thuillier…

… qui est venue faire une tranchée pour placer le tout à l’égout et, en prévision, placer quelques gaines techniques…

Donc, première partie réalisée, connexion au tout à l’égout!
Donc, il reste les eaux « propres » à trouver!
Une idée?
Oui, il y a bien le puits au fond du jardin

Mais bon, il y a quelques dizaines de mètres pous s’approvisionner…
Alors je vais prendre l’eau au plus près: Ce sera du hangar que cela viendra! 240m² de toiture, cela équivaut à 240 litres d’eau par millimètre de pluie tombée… (bien sur, il faut décompter les pertes)
J’ai commencé par installer les gouttières:
… dans lesquelles j’ai mis des furets pour empêcher l’encrassage et que des gros morceaux ne descendent dans les tuyaux. Ensuite, j’ai fait mettre en place une cuve de 3 000 litres pour stocker l’eau…

À ce point, j’ai donc 240 litres (théorique) d’eau et une cuve de stockage de 3000 litres. En imaginant 20 % de perte, il faut 15 mm de pluie pour remplir la cuve !

Pour récupérer l’eau de chaque côté du bâtiment, la descente traverse à l’intérieur. Cela n’est pas gênant et sera beaucoup moins visible par la suite.
Mais de l’eau de pluie c’est bien mais cela n’est pas vraiment utile tel-que… et donc, on filtre!

Maintenant, sous condition qu’il pleuve régulièrement, je suis autonome en eau ! (quand même 5 000 litres d’avance, j’ai de quoi tenir un peu…)
Aujourd’hui, modification du circuit de descente de l’eau de pluie, en prévision des murs qui vont bientôt arrivés…

On note le tuyau bleu qui remonte par la canalisation de descente d’au de pluie. Le tuyau noir (en polypropylène) est en prévision du branchement sur l’eau de ville (il va directement à la rue).
Le tuyau gris correspond au tout à l’égout. La partie partant sur la droite est une réservation pour l’avenir…




pourquoi pas
toilette sèche (qu’on adore ici) + épuration naturelle (roseaux….)
Séverine,
Pour l’épuration naturelle, peut on la mettre en place alors que l’on est connecté au tout à l’égout?
Y-a-t-il un risque d’odeur?
Merci pour votre commentaire 😉